comparaison entre la femme d hier et d aujourd hui

Maiscomme je ne suis pas rancunière (et aussi parce que de toute façon j'avais prévu d'écrire cet article) j'ai décidé qu'aujourd'hui nous allions parler de l'image de la femme Pourquoi un tel suj Comparerles civilisations. « Toutes les guerres de religion qui ont ensanglanté le monde durant des siècles sont nées d’adhésions passionnelles à des oppositions simplistes : Nous et les Autres, bons et méchants, Blancs et Noirs. () Élément de confusion : souvent, on ne réussit pas à saisir la différence qui existe entre l Lespratiques amoureuses d’aujourd’hui. En fonction de différents facteurs sociaux, les relations entre femmes et hommes prennent des formes diverses. Cartes postales (années 1920). Dansun message, retweeté par l'ambassadrice de France au Royaume-Uni, Catherine Colonna, le député conservateur Tobias Ellwood a fustigé : "Si nous voulons vaincre Poutine, nous avons besoin d'un leadership et d'une unité internationaux." "Comparer la lutte du peuple ukrainien contre la tyrannie de Poutine au peuple britannique votant Réponseoriginale : Quelle est La différence entre la femme d'hier et d'aujourd’hui? S’il ne devait y avoir qu’une seule différence, ce serait qu’aujourd’hui, il n’y a plus la Femme avec un grand F, avec tout ce que le terme porte d’impératifs uniques et universels. Site De Rencontre Pour Personnes Handicapées Gratuit. Service de la Culture et du Patrimoine – Pu no te Ta’ere e no te Faufaa Tumu Par Natea Montillier Tetuanui, responsable du bureau ethnologie au Service de la Culture et du Patrimoine. Mahu et raerae, d’hier à aujourd’hui Le mariage pour tous », adopté en France le 18 mai 2013, fait toujours couler beaucoup d’encre. Cette loi historique a ouvert l’union légale aux personnes du même sexe. En Polynésie française, le texte a été adopté et le premier mariage homosexuel a été célébré le 6 juillet dernier à Mo’orea. A l’aube de cette grande évolution de la société, Natea Montillier Tetuanui, ethnologue au Service de la Culture et du Patrimoine, clarifie pour nous deux notions propres à la Polynésie et trop souvent galvaudées mähü et raerae. J’ai lu sur Internet des articles sur le sujet complètement extravagants, il est important de rectifier ce qui est colporté », assure Natea Montillier Tetuanui. Les efféminés ont par tradition une place dans la société polynésienne. Mähü hier… En Polynésie, un mähü est un homme aux manières efféminées qui s’habille en homme, peut être marié, avoir des enfants. Il participe aux activités des hommes et des femmes. Une bonne famille a des terres, il est donc important et préférable pour un mähü d’avoir des enfants car ainsi, il peut leur léguer ses biens, ses terres. Il a une façon un peu précieuse de s’habiller, de mettre des bijoux, de s’exprimer, avec des intonations chantantes, de marcher, de danser, de chanter. Ses postures et ses gestes sont plutôt féminins, parfois même exacerbés. On saisit bien l’étymologie du mot mähü ’esprit trompeur’’, car l’apparence du mähü peut laisser perplexe. S’agit-il d’une femme, s’agit-il d’un homme ? Pour lui, il n’y a pas d’équivoque, il n’est pas sexuellement attiré par un partenaire homme. Les parents voient très tôt chez l’enfant s’il sera mähü. Généralement, ils ne cherchent pas à brimer ou empêcher sa façon d’être. » Mähü aujourd’hui… Ce qui a évolué aujourd’hui ? Rien du tout ! La définition autant que les traits du mähü n’ont pas changé ». D’ailleurs, attention à ne pas confondre mähü et homosexuel. Traditionnellement, un mähü n’est pas attiré pas le même sexe que lui. » Raerae* hier… En Polynésie, un homme ou une femme peut être raerae. A la différence du mähü, un raerae homme se comporte et se considère comme une femme, s’habille comme une femme, se laisse pousser les cheveux, utilise les toilettes des femmes, choisit un prénom féminin et se fait appeler à la 3e personne, elle ». Elle » aspire à se mettre en couple avec un hétérosexuel non efféminé. Elle » peut, éventuellement, adopter des enfants de la famille. A la maison, elle » participe aux activités traditionnelles des femmes telles que le tressage, la fabrication du tapa et des cosmétiques. Elle » contribue aux tâches quotidiennes la cuisine, s’occuper des petits… Elle » choisit en général les professions qui seyent aux femmes. C’est la voix, la forme des hanches, la taille des pieds et l’exubérance de la pomme d’Adam qui la » trahissent parfois. De nos jours encore, un adolescent mâle peut être tenté par une expérience sexuelle avec un raerae et néanmoins s’établir ensuite avec une femme et fonder une famille. Il n’y a pas de gêne ni de honte, c’est considéré comme expérimental, la coutume le permet. On imagine combien cette liberté des mœurs peut déranger la morale occidentale… Une raerae femme se comporte et se considère presque comme un homme, s’habille comme un homme, utilise néanmoins les toilettes des femmes. Elle peut, éventuellement, adopter des enfants de la famille. A la maison, elle participe indifféremment aux activités des femmes ou des hommes, telles que la cuisine, le travail du bois, les techniques de pêche… Elle choisit sa profession en fonction de ses aptitudes, dans les métiers seyant aux femmes ou aux hommes. Une jeune fille peut tenter de fréquenter un homme puis s’établir raerae avec une femme. L’une des deux femmes reste plus féminine. Aux temps anciens, le raerae de la famille était chargé de l’éducation sexuelle de ses jeunes frères, soeurs, cousins et leurs fréquentations, tout en respectant le tapu de l’inceste l’acte sexuel avec un parent proche est formellement proscrit, la rigueur diffère selon les archipels et le maintien de l’ancienne coutume. Par exemple, à Rurutu, de nos jours, les jeunes ne peuvent se fréquenter à moins du 7e degré de parenté, et selon Suggs**, aux Marquises, dans les années 1960, pas à moins du 2e degré. » Raerae aujourd’hui Avec l’évolution des comportements, dans la société actuelle, influencée par la civilisation occidentale chrétienne, le raerae est parfois déconsidéré, même par ses proches. Il apprend par conséquent à se défendre face aux moqueries et aux agressions, soit verbalement soit au combat où il/elle reprend toute sa virilité et doit parfois quitter son île pour vivre son état » paisiblement. Un raerae homme peut vouloir suivre un traitement hormonal pour acquérir une poitrine, moins de pilosité et une voix plus féminine. Certains poussent leur désir jusqu’à accéder à l’opération chirurgicale pour devenir un transsexuel afin de changer de personnalité et certains entament une procédure administrative pour changer le prénom du passeport. La société polynésienne les accepte généralement bien car ils sont âpres au travail. Les raerae hommes font généralement plus d’effort pour séduire en société que les raerae femmes. C’est probablement la raison pour laquelle on confie souvent aux raerae hommes des rôles de guide, mais aussi des postes à responsabilité vie associative, religieuse, administration,…, et leur sexualité reste, aux yeux de tous, leur prérogative exclusive. » ENCADRE Les tabou du 21ème siècle Au-delà de la simplicité des apparences, être une femme dans une peau d’homme entraîne bien des souffrances, de cœur et de corps… Pourquoi les raerae hommes se heurtent- elles » aujourd’hui au tabou de l’homosexualité, et sont associées à la prostitution ? Natea Le tabou naît du recul des us et coutumes, et de la non-acceptation imposée par le christianisme qui influence fortement la vie des Polynésiens. Il s’opère toutefois un genre de syncrétisme. On accepte certaines exigences de la morale occidentale, mais on garde aussi les anciennes coutumes, dont celle d’être tolérant et compassionné envers les êtres un peu différents des hétérosexuels communs, c’est-à-dire les mähü et les raerae. Certains raerae se prostituent de la même façon que des hommes ou des femmes se prostituent, ni plus ni moins, et ce, pour différentes raisons, mais ce n’est pas une généralité. C’est un phénomène plus flagrant en ville mais qui existe aussi dans les districts éloignés et les îles. On dit que le raerae est considéré comme une version occidentalisée et hypersexualisée du mähü quel est ton avis ? Natea Il n’y a rien à voir entre les deux, puisque comme expliqué plus haut, un mähü désire une femme comme partenaire et un raerae le même sexe que soi. L’opération d’un raerae homme pour devenir une femme est tragique si elle est mal faite, car le plaisir physique ne lui est plus accessible. Si le raerae était mieux accepté, c’est-à-dire comme autrefois, alors le mal-être serait moins grand et la nécessité de changer de sexe ne serait peut-être pas aussi impérative. * Nous n’avons pas la possibilité de dater l’un et l’autre terme en l’absence de sources suffisamment anciennes. Quant aux observations des premiers voyageurs occidentaux de la fin du 18ème siècle, on peut raisonnablement estimer qu’ils ne savaient probablement pas faire la différence. ** Suggs, Robert C., Marquesan sexual behaviour, An anthropological study of Polynesian practices », Harcourt, Brace & World, Inc. New York, 1966. Culture - Festival du conte Voici revenu le temps des conteursses à la crypte de l'église Saint-Joseph. Qui, comme chaque année à la même période, se transforme, pour quelques jours*, en antre à histoires. D'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs, de réalité et d'imaginaire... OLJ / Par Zéna ZALZAL, le 13 mars 2014 à 00h00 La reine Coralia Rodriguez. Dans le hall de la crypte, une corde à linge a été installée pour recueillir, sur des vêtements et sous-vêtements en... papier, les mots, les phrases, les idées et même les coups de gueule du public. Qui seront ainsi reconvertis en matière à contes, notamment lors du Concours des menteurs. Vous pouvez tout y transcrire, absolument tout ce qui vous passe par la tête », insiste Paul Matar. Même y laver son linge sale ?! Le directeur du théâtre Monnot reconverti, pour l'occasion, en animateur du Festival du conte ne semble pas être un partisan de la censure... C'est qu'il est bien placé pour savoir qu'aussi inconcevables ou délirantes soient-elles, les séances des conteurs n'ont jamais provoqué de pugilats. Offrant, bien au contraire, aux personnes présentes, des temps de convivialité, de complicité et d'échanges dans la bonne particulièrement le cas de la première soirée, au cours de laquelle se sont produits » la reine » des conteuses cubaines, Coralia Rodriguez, et son page » – et pilier de ce Festival international du conte et du monodrame –,le Libanais Jihad Darwich. Mais aussi, comme toujours, trois adorables conteurs en herbe Hussein Youssef, Yara Samhat et Ali Arjouman aux prometteuses performances en français et en arabe. Ainsi que Nassim Alwane, une conteuse libanaise qui, à travers une fable villageoise réactualisée à sa manière, a évoqué cette archaïque violence faite aux femmes. La reine » CoraliaLa femme, unique sujet de cette15e édition, a ensuite été abordée par le biais de la légende exotique par la fabuleuse conteuse cubaine. Carrure généreuse, en longue tunique bleue et bandeau du même ton retenant une chevelure aux boucles indomptables, cette descendante d'Afro-Cubains puise dans la tradition orale des femmes de sa famille les fables qu'elle raconte. Et manie avec une maestria consommée tous les ressorts de l'art du récit. De la fantastique histoire de L'homme-lézard qui aimait dévorer ses épouses à celle, porteuse de sagesse, des reines de Havane, en passant par une amusante anecdote sur l'importance d'apprendre des langues, la grande Coralia a captivé un auditoire, de tout âge, complètement sous le charme de son bagout émaillé de tirades et chansonnettes en espagnol et de sa solaire présence. Une salle qu'elle réussira même à faire miauler en chœur. Et qui ne manquera pas de retenir de sa performance cet énoncé si simple et si vrai Celui qui donne estime toujours avoir beaucoup donné, même s'il n'a pas donné tant que ça. Et celui qui reçoit pense toujours qu'il n'a pas assez reçu, même s'il a reçu énormément. » À méditer ! Jihad Darwich et ses héroïnes de la place TahrirDe son côté, Jihad Darwich a aussi offert matière à réflexion aux personnes présentes ce soir-là. Car plutôt que conter fleurette et raconter des fables, notre conteur national a choisi, pour sa part, de mettre l'accent sur des récits réels de femmes d'aujourd'hui. Ceux recueillis par Imad Farran auprès des femmes de la place Tahrir lors du printemps arabe égyptien. Et qui mettent en lumière le cœur plein de 1 000 soleils » de ces héroïnes de l'ombre. Des témoignages d'espoir, de liberté reconquise, de solidarité, de courage et de citoyenneté apportés par Nadia, 50 ans ; Leila, 65 ans ; Asma, 30 ans, parmi tant d'autres. Et que Darwich porte de scène en scène, tel un troubadour des temps modernes, en un hommage aussi émouvant qu'ému !Voilà un duo de talent qui, outre le vagabondage imaginaire inhérent au genre, a offert au public présent un divertissement riche d'humanité, de sensibilité, d'enseignement et, bien sûr, d'humour. Malgré une séance un peu trop étirée en longueur 2h30 mn. Prouvant, si besoin est, que le conte n'est pas un divertissement passéiste. Qu'il reste créateur de lien, passeur d'émotion et d'informations, même et surtout à l'époque d'Internet et des réseaux sociaux. *Jusqu'au dimanche 16 au soir. Informations au 01/202422. Billets en vente dans toutes les librairies Antoine à 20 000 LL ou 15000 LL étudiants. Dans le hall de la crypte, une corde à linge a été installée pour recueillir, sur des vêtements et sous-vêtements en... papier, les mots, les phrases, les idées et même les coups de gueule du public. Qui seront ainsi reconvertis en matière à contes, notamment lors du Concours des menteurs. Vous pouvez tout y transcrire, absolument tout ce qui vous passe par la tête », insiste... Ce texte est un sommaire de l’article Past and present come together as Brescia marks 100 years of women’s education ».Pendant son long trajet à pied entre l’école et la maison, à London, en Ontario, Mary Frances Dorschell pense souvent à Dieu ses parents sont catholiques pratiquants et à ce qu’elle fera de sa vie. Elle n’est pas sortie de l’adolescence quand elle choisit de devenir religieuse. L’année suivante, sa famille déménage à Windsor, en Ontario, où Mary Frances entre à la Holy Names Catholic High School. Les sœurs sont gentilles et la jeune fille les aime bien, mais elle ne sent pas tout à fait à sa place parmi l’âge de seize ans, elle décide donc d’essayer la seule autre école secondaire catholique pour filles de Windsor. Cette école est dirigée par une autre congrégation, celle des Ursulines, et Mary Frances se dit qu’elle la fréquentera pendant un an avant d’entrer au couvent. Mais selon elle, Dieu a d’autres plans. Quand j’ai découvert les Ursulines et ce qu’elles faisaient, j’ai eu le coup de foudre. »C’est ainsi qu’elle se remémore, 50 ans plus tard, la révélation qui s’est transformée en engagement d’une vie envers l’ordre des Ursulines et sa mission fondamentale d’éduquer les femmes et de favoriser leur autonomie. Cette mission l’a menée au Collège universitaire Brescia de London, d’abord comme étudiante, puis comme enseignante à partir de 1982. Au moment de son départ en juillet 2018, elle était la dernière Ursuline à résider à l’ à l’Université Western Ontario, le Collège Brescia occupe une place unique au Canada. Il s’agit en effet de la seule université pour femmes au pays. Le Collège célèbre cette année son 100e anniversaire, ce qui le place parmi les plus vieux établissements exclusivement féminins en Amérique du Canada comme aux États-Unis, les collèges pour femmes se sont largement tournés vers la mixité. Chez nos voisins du Sud, leur nombre est passé de 230 dans les années 1960 à environ 35 aujourd’hui. Chez nous, l’Université Mount Saint Vincent d’Halifax a admis ses premiers étudiants masculins en 1967, et le Collège Ewart de l’Université de Toronto a ouvert ses portes aux hommes dans les années 1970, avant de fusionner avec le Collège Knox en parcours des UrsulinesLorsque l’ambitieuse dirigeante de la communauté des Ursulines de la région, mère Clare Gaukler, a fondé le Collège en 1919, elle suivait le chemin tracé par la fondatrice de l’ordre, sainte Angèle Mérici qui, au XVIe siècle a eu une révélation elle devait établir une communauté de femmes qui vivraient de façon indépendante et consacreraient leur vie à Dieu. C’est ainsi que l’ordre de Sainte-Ursule a vu le jour, à Brescia, en Clare voyait la création d’un collège pour femmes comme le prolongement de ce rêve. Elle a donc fondé ce qui s’est d’abord appelé l’Ursuline College, un établissement dirigé par les Ursulines, où les cours étaient donnés par des sœurs. Depuis toujours affilié à l’Université Western Ontario, il est devenu le Collège Brescia en 1963, puis le Collège universitaire Brescia en sœurs d’Ursuline en 1936 devant l’Ursuline Hall. Toutes les photos sont du Collège Theresa Mahoney est devenue aumônière au Collège en septembre 1994, les Ursulines y étaient toujours bien présentes. Comme elle n’avait aucune formation d’aumônière, sœur Theresa a demandé conseil à un collègue basilien de la congrégation de Saint-Basile, aumônier à l’Université Western, qui lui a simplement dit que le rôle consistait à se rendre disponible pour les autres. Aujourd’hui à la retraite, elle continue de se rendre disponible. Situé tout près de la chapelle d’Ursuline Hall, son bureau représente une petite parcelle de l’histoire des au sommet d’une colline et surmonté d’une croix, Ursuline Hall, ce vaste bâtiment aux allures d’église, témoigne des racines catholiques du Collège Brescia. La communauté locale des Ursulines, les Ursulines de Chatham, vieillit. Sœur Theresa explique que la plus jeune d’entre elles a 60 ans, et que les Ursulines ne recrutent plus de novices et n’exercent plus de soutiennent plutôt des projets grâce à des dons et s’emploient à transmettre les enseignements de leur fondatrice, ce que sœur Theresa considère comme leur mission la plus importante. La survie de notre forme de vie religieuse importe peu en comparaison de la volonté de servir. Aujourd’hui, le monde est grand ouvert pour les femmes. Il y a donc une multitude de façons de servir. Notre rôle était peut-être de transmettre ces rêves aux prochaines générations. »Susan Mumm a elle-même porté ce rêve pendant ses trois années comme principale du Collège universitaire Brescia. Son bureau est également situé à Ursuline Hall, à l’étage au-dessus de celui de sœur Theresa. Non catholique, cette historienne de formation incarne la nouvelle identité du Collège. Elle parle avec passion de la place des femmes dans le monde d’aujourd’hui et du rôle de l’établissement dans leur arrivée au Collège tient aussi de l’histoire d’amour. Il s’agissait d’une occasion unique de me consacrer à ce qui me tient le plus à cœur l’enseignement supérieur des femmes. Je ne pouvais pas dire non. »Émancipation des femmesLa vision sacrée de sainte Angèle Mérici, que partagent toutes les Ursulines, était de donner le pouvoir aux femmes de toutes confessions. C’est pourquoi Mme Mumm estime que le Collège Brescia demeure pertinent, même si les fidèles n’ont jamais été aussi peu nombreux dans les églises. Le Collège a vu le nombre de ses étudiantes étrangères plus que doubler depuis dix ans, et sa population étudiante au premier cycle est passée de 1 300 étudiantes en 2013 à environ 1 550 aujourd’ la croissance du Collège, certains experts expriment des doutes sur l’employabilité des diplômées d’une université réservée aux femmes. Ivona Hideg, professeure agrégée de commerce et d’économie à l’Université Wilfrid Laurier et chercheuse en diversité des genres, estime que les établissements d’enseignement entièrement féminins nuisent à l’avancement des femmes à long terme. Elle craint que ceux-ci entretiennent les idées reçues voulant qu’il existe des différences fondamentales dans la façon de travailler des hommes et des femmes et dans leurs capacités innées. » Elle en tient pour preuve les cours que tendent à offrir ces universités comme la plupart des établissements réservés aux femmes, le Collège Brescia se consacre aux arts libéraux. On perpétue ainsi les stéréotypes voulant que les femmes soient faites pour ça. »Susan Mumm avec des étudiants du Collège que Mme Mumm soutienne que le Collège Brescia n’est pas un établissement enseignant uniquement les arts libéraux, elle reconnaît que les programmes de celui-ci sont principalement axés sur des domaines déjà dominés par les femmes, bien que les étudiantes s’intéressent de plus en plus aux diplômes professionnels. Elle croit néanmoins que l’Université offre davantage qu’un diplôme elle permet aussi de s’exprimer. Elle ne croit pas pour autant en l’existence de différences fondamentales entre les hommes et les femmes. Elle a simplement vu la différence entre les salles de classe mixtes et celles du Collège universitaire Brescia. Même si les universités comptent plus d’étudiantes que jamais auparavant, elles n’offrent pas forcément des environnements favorables aux femmes », dit-elle. Elle se souvient clairement qu’à l’époque où elle donnait des exposés comme conférencière à une autre université, elle avait remarqué le déséquilibre des voix dominantes dans la Mme Hideg, Mme Mumm se préoccupe du sort des femmes sur le marché du travail. Mais selon elle, si les universités ne peuvent pas changer instantanément le monde dans lequel on vit, elles peuvent aider les étudiants à évoluer. Je ne crois pas que nous isolions les femmes de façon artificielle. Nous leur donnons simplement quatre ans pour se préparer à faire face à un monde qui ne leur fera pas de cadeaux. »Un sentiment d’appartenanceErica DeFrancisco, une étudiante de 21 ans au Collège universitaire Brescia, a été particulièrement frappée par le sentiment d’appartenance sur le campus. À son arrivée il y a quatre ans, comme sœur Mary Frances, elle a eu le coup de foudre. Le campus et la taille réduite des groupes lui plaisaient, mais elle avoue avoir d’abord hésité à fréquenter une université exclusivement féminine. Je ne savais pas à quoi m’attendre. Je pensais que le fait de réunir autant de filles entre elles pourrait entraîner certains psychodrames. » Mais aujourd’hui, Mme DeFrancisco se dit convaincue que cette décision est la meilleure de sa vie. Toutes mes idées préconçues se sont envolées au bout de deux semaines de cours. »Raine Williams, une étudiante jamaïcaine de 20 ans, éprouvait les mêmes appréhensions concernant le fait de côtoyer moins de garçons sur le campus. Mais en y repensant bien, je trouve que ça m’aide à participer davantage aux cours. J’ai l’occasion de m’exprimer et de me faire entendre. »Pour Mme Mumm, il est évident que le monde et le Collège Brescia ont beaucoup changé. Mais malgré la disparition progressive de la dimension religieuse de l’établissement, elle croit que tous ceux qui y travaillent comprennent l’œuvre des Ursulines et la soutiennent. Les Ursulines nous ont transmis leur mission. La congrégation a été créée pour éduquer les femmes et les jeunes filles. Tant que nous continuerons de le faire, nous serons des Ursulines, même s’il ne reste plus une seule religieuse à 100 km à la ronde. » 1Parmi les nombreux colloques consacrés à la traduction, celui dont les actes sont réunis dans ce volume organisé à la Sorbonne en 2012 a le mérite de rassembler des interventions qui permettent de comparer des conceptions et des pratiques anciennes et contemporaines. Seize spécialistes y proposent des études de cas, en analysant des textes littéraires, savants et didactiques, qui s’échelonnent de l’époque médiévale à l’extrême contemporain. Nous ne rendons compte ici que des contributions concernant le Moyen Âge tardif. 2Maria Colombo Timelli consacre une étude à Jean Miélot, traducteur de la “Vie de sainte Katherine” 1457 pp. 13-29. L’examen du lexique et de quelques aspects de la morphosyntaxe du ms. BnF, fr. 6449 lui permet d’illustrer la technique du traducteur, fidèle à sa source sans pour autant renoncer à l’exigence de clarté; elle montre ensuite l’apport à l’établissement du texte critique de la Vie de sainte Katherine fourni par la copie de David Aubert BnF, NAF 28650, qui n’a pas été réalisée à partir du ms. 6449. 3Dans Donner à lire la passion du Christ en moyen français étude comparative de l’“Orloge de Sapience” 1339 et des “Méditations de la vie du Christ” traduites par Jean Galopes 1420-1422 pp. 49-74, Audrey Sulpice et Géraldine Veysseyre comparent l’attitude du traducteur anonyme de l’Horologium sapientiæ de Henri Suso et celle de Jean Galopes face au récit de la Passion du Christ, qui revêt une importance essentielle dans leurs sources. La densité des dispositifs rhétoriques déjà mis en œuvre dans les textes latins pour susciter l’émotion et l’adhésion affective aux souffrances du Christ chez les lecteurs motive la fidélité toute particulière des deux traducteurs à l’égard de leurs modèles. 4Le Chatonnet, rédigé par Jean Le Fèvre au milieu du xive siècle, est une traduction des Disticha Catonis en quatrains de décasyllabes où les strophes en français sont intercalées entre les distiques de l’original. Lucie Dorsy s’intéresse d’abord aux usages médiévaux de ce recueil de sentences, qui n’a pas été lu comme un texte pour l’apprentissage du latin mais plutôt comme une œuvre littéraire à part entière; elle examine ensuite les procédés de mise en page utilisés par les copistes dans les manuscrits bilingues, en montrant que, même si le latin conserve un statut d’autorité, les lecteurs étaient intéressés principalement au texte français Traduire les “Disticha Catonis”. Les rapports entre latin et français dans une œuvre morale l’exemple du “Chatonnet” de Jean Le Fèvre, pp. 75-89. 5Dans Les traductions françaises de la “Chirurgia Magna” de Guy de Chauliac 1363-fin xvie siècle caractéristiques et évolution d’une traduction spécialisée pp. 91-110, Sylvie Bazin-Tacchella suit les transformations de l’œuvre de Chauliac dans ses traductions manuscrites et imprimées. L’étude de la terminologie et du traitement des aphorismes hippocratiques permet de mesurer l’évolution de la langue et du discours chirurgical au xvie siècle. 6L’article de Catherine Croizy-Naquet L’écriture de l’histoire romaine entre l’art d’adapter et l’activité de traduire, pp. 113-130 souligne l’écart entre les adaptations médiévales de l’histoire romaine comme l’Histoire ancienne jusqu’à César et les Faits des Romains et les traductions au sens moderne, inaugurées par la version française du Ab Urbe condita de Tite-Live par Pierre Bersuire 1354-1359. Dans les traductions, l’exigence philologique de revenir aux sources et le travail sur la langue établissent une relation nouvelle avec les textes latins dans l’esprit du pré-humanisme, et promeuvent une plus grande autonomie et objectivité du genre historique. 7La contribution de Joëlle Ducos, enfin, aborde le phénomène de la traduction intralinguale en analysant l’adaptation en vers français du De re militari de Vegèce réalisée par Jean Priorat de Besançon à partir de la traduction de Jean de Meun 1284. La nouvelle perspective de Priorat – exalter la chevalerie et la noblesse, d’une part, la former et l’aider à préserver son honneur, de l’autre – se reflète dans l’écriture, le vers pouvant fonctionner comme support didactique pour le public laïque auquel est destiné le poème De l’usage d’une traduction ou l’art militaire en vers l’adaptation de Végèce par Priorat de Besançon, pp. 131-145. La différence entre la mère d’hier et d’aujourd’hui Wednesday 02 April 2008 Bonjour Brigitte, “…et pour cela vous avez besoin d’un thérapeute qui ne vous mène pas dans le piège et la confusion des propos “sur la maman d’aujourd’hui” parce que c’est la mère d’hier qui vous a empêchée de vivre libre…” Votre réponse concernant la mère d’hier » et la mère d’aujourd’hui » me rassure ! J’ai trouvé ce concept nébuleux », en ce qui me concerne toujours. Je me souviens quand ma thérapeute m’a dit c’est la mère d’hier que vous haissez n’est-ce pas ?», j’a répondu, surprise non, je hais aujourd’hui la personne qui m’a fait tant de mal ! Que ce soit hier n’y change rien ! » J’ai ressenti de la colère envers la thérapeute et un malaise que je n’ai pas réussi à nommer vraiment. Je me suis sentie “manipulée”, comme si la thérapeute voulait m’emmener quelque part “pour mon bien”, me sortir de la haine, me ramener au “présent” peut-être. Je me suis sentie vaguement coupable de quoi ? De hair la femme d’aujourd’hui ? Celle d’hier ? Aujourd’hui, j’ai l’impression que derrière se cache sournoisement la fameuse notion du pardon ». Comme s’il m’était impossible de vivre sans pardonner. Or, aujourd’hui toujours, je ne peux pas pardonner, je le vis comme une trahison envers la petite fille que j’ai été et qui a tant souffert. Je n’ai pas compris ce que ma thérapeute voulait dire par là. Je trouve ça perturbateur comme vous le dites. Est-ce qu’il existe une frontière entre la mère d’hier et la mère d’aujourd’hui qui forcément a vieillit, qui est moins dangereuse puisque je suis adulte ? Est-ce que c’était un moyen de m’aider à “m’arracher” du passé, à réaliser que ma mère d’aujourd’hui n’avais plus de pouvoir sur ma vie ? En tout cas, c’est plutôt maladroit comme concept ! Pourtant c’est une thérapeute qui me soutient énormément, avec qui je me sens bien, avec qui j’ai avancé…mais parfois, au détour d’une séance, j’entends quelque chose qui ne me va pas du tout et j’ai peur parce que je me sens “seule”. Je peux lui en parler la séance suivante, fort heureusement ! Je me sens aussi soutenue sur votre site, j’y trouve souvent la réponse à des questions que je me pose et et je vous en remercie encore. Bien cordialement AM Vous posez une question très importante, il s’agit ici de la “bonne mère d’aujourd’hui” En quoi est-elle différente de la mère maltraitante d’hier? Je pense que si une mère était auparavant sadique et perverse et qu’elle se transforme plus tard en mère empathique, aimante et honnête ce que je n’ai jamais rencontré, elle devra avoir la sagesse nécessaire de pouvoir respecter la mémoire corporelle de son enfant. Cela veut dire qu’elle n’oubliera pas les conséquences de sa brutalité d’auparavant, ne demandera pas d’amour et de pardon après ce qu’il s’est passé. Elle laissera ses enfants adultes vivre librement la vérité de leur enfance maltraitée. C’est grâce à cette honnêteté émotionnelle qu’ils regagneront leur santé. Pour mieux comprendre cette dynamique, vous pouvez lire la postface de la nouvelle édition de “Chemin de vie” et le dernier chapitre de “Ta vie sauvée enfin”. Réponse de BrigitteVotre corps a réagit de façon très claire et très saine aux discours de votre thérapeute et vous discernez très bien que derrière cela se cache la notion du pardon bien sur. La mémoire de la maltraitance chez l’enfant de jadis NE PEUT PAS accepter de se trahir encore dans ses sentiments, si tel est le cas c’est le prix du déni que l’on paie par la maladie. Heureusement que vous avez osé rester fidèle à cet enfant en ne vous laissant pas manipuler par ces concepts. BO Merci à toutes deux pour vos réponses. Madame Miller, je lirai vos deux livres cités avec plaisir. Je relis régulièrement les autres, car au fur et à mesure que j’avance dans la “clairvoyance”, je “vois” ce que je n’avais pas vu lors d’une précédente lecture. La lettre de femme anorexique m’a vraiment interpellé, et je crois ouvert une nouvelle porte vers un immense soulagement Je pense aussi que vous avez tout à fait raison La parent ne peut pas être le bourreau et le sauveur. Il ne peut pas créer la souffrance chez sa victime et ensuite l’aider à en guérir. Je crois aussi que la maltraitance celle que j’ai vécu toujours créée une cassure irrémédiable dans le lien avec le parent maltraitant. C’est ce que je viens de comprendre par rapport à ma mère mon père est mort lorsque j’avais 1 an le lien aussi à été brutalement interrompu, avant d’avoir pu être instauré Croire le contraire, courir après une réparation de son passé nous/me maintient dans une dépendance malsaine et surtout, en ce qui me concerne, m’empêche de vivre MA vie j’ai perdu du temps et de l’énergie à essayer de créer par tous les moyens un lien avec la mère d’aujourd’hui au lieu d’aller à la rencontre de nouvels gens qui peuvent m’aimer et m’accepter comme je suis. Autre chose aussi qui me gêne, c’est le fameux “elle t’a aimé / elle t’aime à SA manière”. Je le vis comme un leurre, un mensonge. Comme vous le dites, quand une personne a été empêché d’aimer dans son enfance, si elle ne fait pas un travail sur elle-même, si elle n’accède pas à sa propre vérité, alors elle ne peut pas aimer. Aujourd’hui je sais ce que veux dire aimer et être aimée, j’en ressens la chaleur dans mon corps, la douceur, l’émotion de bien être qui en découle, la joie, et je peux affirmer que ma mère ne m’a JAMAIS aimé, ne peut toujours pas m’aimer aujoud’hui. Cette phrase elle t’a aimé à sa manière est terrible parce que, quelque part, encore, elle induit une culpabililté, quelque chose du genre “Alors si ma mère m’a aimé, je ne peux pas la détester ! “. Or le corps ne s’y trompe pas lui. Je me sens plus légère depuis trois jours. Pourtant ma vie n’a pas changé, pour le moment je vis toujours seule avec mon fils, sans “amoureux”. Mais je crois que la vérité sans fioriture, sans faux-semblant me soulage surtout de la culpabilité. J’espère pouvoir un jour répondre aux “je t’aime ma fille, même si je ne sais pas te le montrer” qui me culpabilisaient énormément de ma mère par un “C’est trop tard”, c’est fini. ll n’y a plus rien à faire” que je ressens profondément aujourd’hui. Merci beaucoup à vous et à Brigitte, vous êtes vraiment formidables.

comparaison entre la femme d hier et d aujourd hui